mardi 1 avril 2014

Le mardi 1 avril 2014 par Marine S dans ,    3 commentaires

Il y a un deux mois déjà, je vous parlais du père et des grand-parents paternels de ma grand-mère Marcelle DONAT-MAGNIN, avec en prime un petit voyage en Suisse. Cette semaine je reviens vers Marcelle pour vous présenter sa grand-mère maternelle, la normande Clémence BOUGON.

Clémence Françoise BOUGON est née le 2 avril 1864 à Eletot, un petit village de Seine Maritime. Ses parents sont Jean François BOUGON, journalier et Marie Augusta SAUNIER, tisserande. Entre 1864 et 1881, la famille déménage au Havre. En 1881, ils habitent au 51 rue Ferdinand.

Le 14 octobre 1881, Clémence épouse Louis Eugène MADELAINE au Havre. Ils auront 10 enfants, de 1882 à 1902. Ma grand-mère Marcelle aimait me raconter la vie de sa grand-mère qu'elle avait très bien connue, car elle avait 32 ans lorsque Clémence décède le 5 février 1949 au Havre. 

Ma grand-mère adorait sa grand-mère, elle m'a toujours dit que Clémence était une femme formidable et très généreuse ! Les MADELAINE n'étaient pas une famille riche. Sur leur acte de mariage, il est indiqué que Louis est charretier et Clémence est domestique. Et je me souviens d'ailleurs d'une anecdote que ma grand-mère m'a raconté concernant l'arrivée de Clémence pour la première fois comme domestique dans une famille. Au déjeuner, on lui avait apporté une sardine. La jeune domestique Clémence qui ne devait pas avoir plus de 15 ans l'avait bien décortiquée proprement en s'appliquant à lever les petits filets de sardine pour les manger. Comme elle attendait la suite du repas, sa patronne lui avait dit que cette seule sardine constituait en fait tout son repas ! Alors elle avait mangé tout le reste de sardine qu'elle avait initialement laissé de côté !

Ma grand-mère aimait bien nous raconter cette anecdote quand nous étions petites (peut-être était-ce lorsque nous faisons les difficiles devant un plat ?!). Je la revois encore mimer Clémence dévorant sa sardine en oubliant toutes les bonnes manières dont elle avait fait preuve en levant les filets. J'espère pouvoir un jour raconter cette anecdote à mes petits-enfants pour qu'elle saute encore une génération ! 

Tandis que replacer ses ancêtres dans leur contexte historique nous donne des informations sur leur environnement et leurs conditions de vie, je trouve que les anecdotes nous apportent en plus une vision de leurs traits de caractère, de leur humour... une vision plus personnelle qui ne peut vivre que grâce au bouche à oreille. Ces anecdotes sont les trésors de notre quête généalogique !



Clémence BOUGON et Louis MADELAINE
Archives familiales

Même si je ne suis pas très prolixe aujourd'hui sur la vie de Clémence, ne vous inquiétez pas, je vous réserve encore de belles surprises, et notamment la semaine prochaine, avec son mari Louis et l'événement formidable qui a marqué leur vie !

[NB : Je viens de me rendre compte que je publie cet article un 1er avril ! La coïncidence avec la sardine est tout à fait fortuite !]



3 commentaires:

  1. Belle anecdote (et jolie coïncidence !). C'est vrai que c'est une grande richesse de connaître des anecdotes telles que celle-ci sur ses ancêtres !
    Elise

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  2. L'histoire est humaine et plaisante. Elle témoigne aussi du mépris où leurs maîtres tenaient les domestiques, même s'ils n'étaient pas grand-chose de plus que ceux-ci. Apparemment cette Bougon avait bon caractère !

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  3. Oh que oui il faut noter et transmettre ces morceaux de vie de nos ancêtres !

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