dimanche 20 juillet 2014

Le dimanche 20 juillet 2014 par Marine S dans ,    2 commentaires

Mon arrière-grand-père Sylvain Raymond DOMERGUES est né le 20 octobre 1878, du mariage de Pierre DOMERGUE et Eugénie BADUEL. Les DOMERGUE (ou DOMERGUES) sont des auvergnats originaires d'Aurillac dans le Cantal. Le père de Sylvain est arrivé à Paris avant son mariage sans doute vers 1870 et s'y est installé pour travailler dans le bâtiment. Sylvain naît donc à Paris dans le 12ème arrondissement chez ses parents au 68 boulevard Mazas (aujourd'hui boulevard Diderot).

En 1898, Sylvain est conscrit à Paris au 4ème bureau sous le matricule 3528. J'ai retrouvé ces informations sur le site des Archives numérisées de Paris qui ont mis en ligne les Tables listant par ordre alphabétique les conscrits recensés à Paris. En donnant le nom et la classe de son ancêtre, on est dirigé vers la partie de la liste susceptible de nous intéresser pour chacun des cinq bureaux de recrutement, reste à consulter chacune des cinq listes pour retrouver son ancêtre, si l'on ne connaît pas le numéro du bureau dans lequel il a été enregistré (les bureaux sont rattachés à une zone géographique de Paris et sa banlieue).
Ensuite, après avoir envoyé un email à dac.archives@paris.fr, les Archives de Paris peuvent envoyer la fiche matricule par courrier moyennant quelques euros. J'en suis à cette étape !

Sylvain se marie le 4 octobre 1902 à Paris 12ème avec Thérèse SCHAFFUSER. Lors de son mariage, il habite chez ses parents au 42 Quai Henri IV dans le 4ème, et il est "employé d'industrie". Selon un extrait de la revue Sociétés Contemporaines (2004) sur Cairn.info, le métier d'employé d'industrie est à distinguer du métier d'ouvrier. Les deux métiers diffèrent selon : la base du calcul du salaire (horaire pour les ouvriers ou mensuel pour les employés), le vêtement (cols bleus ou cols blancs), l’espace de travail (l’atelier ou le bureau), et le caractère manuel ou non-manuel de l’activité. Même si cette revue est contemporaine, cette différence entre l'ouvrier et l'employé d'industrie est sans doute aussi valable en 1900...

Le premier enfant de Sylvain et Thérèse, Andrée, naît le 12 décembre 1903. Quatre ans après, ma grand-mère Marguerite naît le 5 septembre 1907 à Paris 8ème. Mais le 13 décembre 1910, Thérèse décède à seulement 31 ans, en mettant au monde leur troisième enfant, Pierre. Sylvain reçoit l'aide de sa famille pour élever les enfants : ses parents qui habitent a Paris et la Tante Berthe qui fera leur éducation. D'autant plus que quatre ans après, la Grande Guerre éclate. Sylvain est mobilisé dans le Régiment d'Infanterie Territoriale au moins de juillet 1914 à novembre 1916 (à confirmer grâce à sa fiche matricule). En 1916, il est sergent fourrier dans le 93ème Régiment d’Infanterie Territoriale, dans la 10ème compagnie.

En attendant d'obtenir sa fiche matricule, voici une photographie de Sylvain soldat sans doute pendant la Première Guerre Mondiale. En bas, il est écrit à la main "Le Général en chef" !


Sylvain Domergues, soldat pendant le Guerre 14-18

Au moment de la naissance de Marguerite (1907) et au décès de Thérèse (1910), la famille habite au 35 rue de Saint-Pétersbourg et Sylvain est toujours "employé d'industrie". Mais au mariage de sa fille Marguerite en 1933, Sylvain est entrepreneur de maçonnerie, et il a déménagé au 30 rue Charles Baudelaire. Mon père a bien connu l'appartement de son grand-père Sylvain rue Charles Baudelaire. Il était au 2ème étage d'un bel immeuble parisien, avec vue sur le square Armand Trousseau. Sylvain possédait une voiture, ce qui était encore rare dans les années 1940-1950, et il avait aussi une maison de vacances à Coutainville dans la Manche. Mon père m'a aussi dit que l'entreprise de maçonnerie de Sylvain était située rue de Buffon, en bordure du Jardin des Plantes. Avec son associé nommé Monsieur Malaur, ils avaient fait construire avec leurs économies deux immeubles rue Caillaux dans le 13ème, ce qui assura à Sylvain sa retraite.

Sylvain était toujours très élégant et bien habillé, avec des chaussures et une cravate, même quand il ne sortait pas. Il décède le 4 novembre 1972 à Paris 12ème au 6 rue Lamblardie où il habitait avec sa dame de compagnie. A son décès, dans la matinée, il avait ses chaussures bien cirées, sa cravate et son épingle de cravate en or !

Sylvain Domergues en 1972


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