dimanche 14 décembre 2014

Le dimanche 14 décembre 2014 par Marine S dans    2 commentaires

Ce qui rend la généalogie passionnante, ce n’est pas tant de trouver des noms et des dates, c’est de redécouvrir les vies de nos ancêtres à travers ce qu’ils nous ont laissé, sciemment ou pas, comme traces. Mais plus on remonte dans le temps, plus il est difficile, justement, de s’appuyer sur autre chose que des noms ou des dates. Certains de nos ancêtres n’ont laissé de traces que dans leur actes de naissance, de mariage et de décès, et dans ceux de leurs enfants, et il devient alors difficile de raconter leur vie.

C’est ce dont je me suis aperçue lorsque j’ai commencé à écrire mon article sur Philippe Gervais PITROU, le père d’Honorine PITROU, mon-ancêtre-qui-n’est-pas-anglaise. Je voulais lui consacrer une semaine de mon Challenge 52 Ancêtres en 52 Semaines. Sur ma page blanche j’ai alors écrit : 

« Philippe Gervais PITROU est né le 23 septembre 1797 à Olendon dans le Calvados, du mariage de Pierre PITROU et Marie Catherine PITROU. Pierre et Marie Catherine sont cousins au troisième degré (droit canon), comme indiqué sur leur acte de mariage en 1787 à Olendon. Philippe Gervais épouse Henriette Eulalie MARIE le 12 juillet 1832 au Havre. Je leur ai retrouvé quatre enfants de 1832 à 1840 : Philippe, Rose, Honorine et Julie. Philippe décède deux ans après sa femme, le 25 décembre 1847 au Havre. »

J’ai pensé à rajouter aussi une photographie de sa signature qui montre qu’il écrivait son prénom « Gerve ».


Signature de Philippe Gervais PITROU en 1832

Voilà tout ce que j’avais et cela me paraissait un peu léger pour écrire un article entier sur Philippe Gervais. J’ai alors repensé à cet article qu’Elise d’Auprès de Nos Racines avait écrit à propos des ancêtres qu’elle appelle « les invisibles », ceux qui a priori ont peu d’informations à nous apporter et pour lesquels il est difficile de raconter la vie. Elise expose dans son article une méthodologie pour mieux cerner la vie de ce type d’ancêtre.

Inspirée par son article, j’ai commencé à établir une ligne de vie pour Philippe. Et justement mon nouveau logiciel de généalogie, Heredis, permet de visualiser les lignes de vie de manière assez pratique : 


Lignée de Philippe PITROU extraite d'Heredis

Le logiciel m’indique même des événements historiques de l’époque de Philippe.
Je me suis également documentée sur le village d’origine de Philippe, mais je n’ai pas pu consulter les recensements qui auraient pu m’apporter plus de détails sur la date de son déménagement au Havre. J’ai aussi ré-épluché ses actes d’Etat civil au cas où je n’aurais pas noté certains détails. De quoi réécrire un article un peu plus complet !

« Philippe Gervais PITROU naît donc le 23 septembre 1797, deux jours après la Victoire des Pyramides de Napoléon Bonaparte en Egypte. Philippe naît dans le Calvados à Olendon, petite commune à une trentaine de kilomètres au sud de Caen qui comptait à l’époque 340 habitants. Ses parents sont Pierre PITROU et Marie Catherine PITROU, cousins au troisième degré (droit canon), comme l'indique la dispense sur leur acte de mariage en 1787 à Olendon. Philippe est le cinquième d’une famille de neuf enfants. Pendant son enfance, Philippe vit à l’époque du premier empire. Il a six ans lorsque Napoléon est sacré empereur et 16 ans lors de sa chute en 1814.

L’évolution de la démographie montre une brusque diminution du nombre d’habitants à Olendon entre 1820 et 1830. 




Pour sa part, Philippe lui-même quitte Olendon pour Le Havre à cette époque, car je le retrouve au Havre en 1832 lorsqu’il se marie avec Henriette Eulalie MARIE le 12 juillet 1832. Henriette vient également du Calvados, de Lion-sur-Mer à vingt kilomètres au nord de Caen cette fois. Au moment de son mariage, Philippe est charpentier et habite près du quartier militaire au Havre. Egalement en 1832, le couple échappe à l’épidémie de choléra qui touche la France.

Quatre enfants naissent du mariage de Philippe avec Henriette : Philippe (1832), Rose (1833), Honorine (1836), tous trois nés au Havre, et Julie (1840) née a Lion-sur-Mer. Cinq ans plus tard, Henriette décède au Havre. Philippe décède deux ans après elle, le 25 décembre 1847 au Havre à Ingouville. Sur son acte de décès, il est toujours indiqué qu’il est charpentier, il habite alors rue Mogador dans la maison Binot. Malheureusement, Philippe n'aura pas la chance d'assister aux mariages de ses enfants.

Prochaine étape : les recensements d'Olendon et du Havre qui me permettront d'affiner la date de départ de Philippe d'Olendon au Havre, et peut-être d'avoir plus d'indices sur la raison de ce départ ! » 

Lien utile :
Elise dans Auprès de Nos Racines nous raconte comment raconter la vie d’un ancêtre « invisible », à lire ou à relire : http://www.aupresdenosracines.com/2014/05/raconter-la-vie-dun-ancetre-invisible.html

2 commentaires:

  1. Sympa ce billet, et bonne illustration !
    il va falloir que je fasse un essai similaire,
    histoire de savoir si je sais rédiger,
    et de faire une coupure dans les vérifications de mes trouvailles
    Nésida

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  2. Beau récit :-) Merci pour la citation de mon article. Je suis contente qu'il t'ait été utile :-)
    A bientôt,
    Elise

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