dimanche 14 septembre 2014

Le dimanche 14 septembre 2014 par Marine S dans ,    Pas encore de commentaire

Après notre dernière découverte surprise de la branche d'Apchier, je vous propose un petit voyage dans le temps pour nous retrouver à l'époque des croisades !

Prêchées par la Papeauté à partir du IXème siècle, les croisades furent des expéditions religieuses, mais surtout guerrières, menées par les chrétiens d'Occident. Leur but premier était de délivrer Jérusalem de la domination musulmane. Les croisades s'étalèrent quand-même sur deux siècles : de 1095 à 1291, ce ne sont pas moins de huit majeures croisades qui furent menées.

C'est le Concile de Clermont en 1095 qui marque le début de la première croisade. Pendant ce concile, le Pape fait un appel à partir en croisade afin de libérer Jérusalem des turcs qui empêchent les pélerins chrétiens d'y accéder librement. Cette croisade se termine par la prise de Jérusalem par les croisés en 1099. Jérusalem devient alors la capitale du royaume latin de Jérusalem, et le siège de l'Ordre du Temple. Mais la ville est isolée de l'Occident dans une région où les turcs regagnent du pouvoir.

La deuxième croisade de 1147 à 1149 prend la forme du pélerinage du roi Louis VII et se solde par un échec face aux musulmans. Le 2 octobre 1187, Saladin se fait livrer Jérusalem. La troisième croisade en 1189 est celle de Richard Coeur de Lion qui renforce les chrétiens en Orient en reprenant la place forte de Saint-Jean-d'Acre en 1192, mais ne parvient pas à reprendre Jérusalem.

Lors de la quatrième croisade de 1202 à 1204, les croisés reprennent la ville de Constantinople aux mains des musulmans. Mais ni pendant cette croisade, ni pendant la suivante de 1217 à 1221, ils n'arriveront à reconquérir Jérusalem. C'est lors de la sixième croisade que l'empereur germanique Frédéric II s'empare de Jérusalem par un jeu de diplomatie. Mais l'Orient est toujours sous tension.

Après la défaite des Templiers en Egypte en 1243, Jérusalem retombe aux mains des musulmans. A cette époque, c'est Louis IX le roi de France, autrement dit Saint-Louis. En 1244, celui-ci décide alors de repartir en croisade pour reconquérir Jérusalem, à l'aide d'une grande partie de la noblesse française. Parmi eux, un nom qui ne nous est maintenant plus inconnu : Guérin III d'APCHIER, le noble ancêtre d'Anne ARNAUD

En 1244, Guérin a environ 35 ans et est co-seigneur de Châteauneuf-Randon, seigneur d’Apchier et de Montaleyrac. Il a épousé Béatrice de Châteauneuf, et son fils Guérin IV est né vers 1230. Guérin III va donc partir aux côté de Saint-Louis pour une épopée qui ne sera pas de tout repos. D'ailleurs, il suit le chemin emprunté par son arrière-grand-père Henri d'APCHER qui fit lui-même partie de la toute première croisade !

Saint Louis par Emile Signol
Après d'importantes préparations logistiques et financières, le convoi d'environ vingt-deux mille hommes, dont deux mille cinq cent chevaliers, part du port d'Aigues-Morte le 28 août 1248 pour faire une étape à Chypre. Stratégiquement, sur le modèle de la sixième croisade, les croisés ont décidé de ne pas partir s'attaquer directement à Jérusalem, mais de s'emparer de villes égyptiennes pour les échanger contre Jérusalem. 


Source : Wikipedia
Guérin débarque dans la ville de Damiette en Egypte le 5 juin 1249. Le 6 juin, les armées de Saint-Louis prennent la ville aux musulmans et continuent à progresser en Egypte. Mais en avril 1250, Saint-Louis est capturé avec son armée par les égyptiens. Ils sont emprisonnés au Caire, et les survivants seront libérés en mai 1250. Parmi eux, Guérin qui rentre en Occident à l'automne 1250. De retour sur ses terres en Auvergne, Guérin fait élever la chapelle Saint-Jean à proximité de son château à Apchier. Il avait fait le voeu de faire élever cette chapelle s'il revenait de la croisade. Guérin meurt quelques années plus tard en 1252.


La Tour d'Apcher, seul vestige du Château, et la Chapelle Saint-Jean aujourd'hui

Les croisades suivantes se solderont par des échecs et notamment à la perte de Saint-Jean-d'Acre en 1291 qui signe la fin des royaumes latins en Orient.

De retour au XXIème siècle, rendez-vous au Musée de l'Histoire de France au Château de Versailles. Lors de la création du Musée vers 1830, le roi Louis-Philippe souhaita raconter l'épopée des croisades et consacra donc une partie de l'aile nord du château à l'exposition de tableaux et de blasons des familles ayant participé à ces expéditions légendaires. Dans la cinquième Salle des Croisades, les armes (l'écusson) de Guérin sont accrochées aux côtés de celles de Saint-Louis et des autres nobles ayant participé à la croisade !


Armes: d'or, au château de gueules, maçonné de sable, à trois donjons du même, sommé de deux haches d'armes de sable.




dimanche 7 septembre 2014

Le dimanche 7 septembre 2014 par Marine S dans , , ,    1 commentaire

Continuons le voyage dans la branche auvergnate des DOMERGUE en remontant l'ascendance de Marie BASTIDE la limonadière. Le grand-père maternel de Marie s'appelle Antoine DEBRON. Il est né le 11 novembre 1754 à Montchamp dans le Cantal. Ses parents sont Guillaume DEBRON, laboureur, et Marguerite COUTEL, cultivatrice. 

J'ai découvert sur Geneanet l'ascendance d'Antoine. Les ancêtres de Marguerite COUTEL sont des "bourgeois" sur leurs actes paroissiaux. Du côté de Guillaume DEBRON, on est laboureur de père en fils à Montchamp. Seuls les ancêtres de Jean DEBRON et Anne ARNAUD sont ensuite connus par la communauté généalogique.





Et là, c'est une surprise, sous son nom de famille très commun, Anne ARNAUD, née vers 1626 à Montchamp, présente une ascendance aux allures de petite noblesse. 




Mais en creusant plus loin, Anne de FLAGEAC, sa grand-mère, est Dame du Monteil de Vabres. Plus haut, François du POUGET est Seigneur de Nadaillac, de Rigal et de Roges, et Chevalier de L'Ordre de Saint-Michel (1550). Il est également Lieutenant de la compagnie de 200 hommes de pied du Vicomte de Castillon.

Quant aux d'APCHIER, ils sont en fait une branche de la famille chevaleresque de CHATEAUNEUF RANDON. Les CHATEAUNEUF RANDON furent substitués au nom et armes de la famille d’APCHIER, lors du mariage, avant 1180, de Guérin de CHATEAUNEUF avec Alix d’APCHIER, héritière de la maison.

En tout, à partir d'Anne ARNAUD, un nouvel arbre généalogique s'élargit avec plus de 650 ancêtres. A partir de la maison d'APCHIER, toutes les généalogies nobles se trouvent dans des ouvrages tels que le Dictionnaire Généalogique et Héraldique ou l'Histoire Généalogique et Chronologique de la Maison Royale de France (les pages 808 à 834 du tome 3 concernent les d'APCHIER).



Extrait de l'Histoire Généalogique et Chronologique de la Maison Royale de France
Source : Google Books

A partir de Blanche d'APCHIER finalement il est facile de remonter jusqu'à Charlemagne ! Bon, 9 français sur 10 descendent de Charlemagne mais c'est toujours plus sympa d'en avoir la preuve ! Cependant, la liaison de Marie BASTIDE à Blanche d'APCHIER provient de Geneanet et j'aurais aimé pouvoir la vérifier avec des actes. J'ai alors contacté le généalogiste à l'origine des informations sur l'ascendance d'Anne ARNAUD pour qu'il m'envoie l'acte de mariage ou de naissance d'Anne prouvant son ascendance ou qu'il m'explique l'origine de ses conclusions. Mais je n'ai jamais eu de réponse. J'espère un jour avoir le temps et trouver les moyens de vérifier cette partie de l'arbre familial.

Pour terminer, voici des morceaux choisis de mes noms favoris des nobles ancêtres de la maison d'APCHIER : Douce de PROVENCE, Brunichilde de FOIX, ou encore ma préférée : Maralde de CANILLAC !