mercredi 31 décembre 2014

Le mercredi 31 décembre 2014 par Marine S dans ,    3 commentaires

En ce dernier jour de l’année, j'aimerais vous présenter en quelques images quelqu'un qui a beaucoup compté pour moi : ma grand-mère maternelle, Marcelle Louise DONAT-MAGNIN (1917-2009) que j'ai eu la chance de la connaître et avec laquelle j'ai partagé des moments exceptionnels !

La voici bébé dans les bras de sa mère Louise MADELAINE :



Vers 30 ans :



Et telle que je l’ai connue :



La vie de Marcelle fera l’objet de plusieurs articles différents que je compte écrire en 2015 ! J’en profite pour vous annoncer que le challenge 52 Ancêtres en 52 Semaines est relancé sur la blogosphère anglo-saxonne en 2015 : http://www.nostorytoosmall.com/posts/announcing-52-ancestors-in-52-weeks-2015-edition/
Le challenge fut un exercice très intéressant que je conseille ! Je l'ai fait avec plaisir, et cela m’a permis de remettre à plat les vies de 52 ancêtres et de commencer à réorganiser mes archives. En 2015, j’aimerai écrire plus d'articles sur des sujets généraux, comme je le faisais au début de l’année. J’avais réussi à coupler le challenge et d’autres articles, mais le challenge a fini par absorber tout mon temps d’écriture sur ce blog.  
Pour 2015, je passe donc a autre chose : je compte m’essayer au Geneathème de Sophie Boudarel, et j’espère, profiter de ma présence a Singapour pour vous parler de la généalogie en Asie ! 
Sur ce, bonne année à tous et longue vie aux blogs de généalogie !


samedi 27 décembre 2014

Le samedi 27 décembre 2014 par Marine S dans ,    Pas encore de commentaire

Mon grand-père Pierre a toujours eu de la chance. Né un 13 du mois décembre, il a survécu à deux événements qui auraient pu bouleverser sa vie.

Le 28 août 1944, des soldats allemands débarquent à la SNCAM (Société Nationale des Constructions Aéronautiques du Midi) au Havre, et font prisonniers les 12 employés qui s'y trouvent, parmi eux mon grand-père. Ceux-ci rejoignent les 160 employés de l'usine de la compagnie électro mécanique du Havre et les 6 employés de la SNCF faits prisonniers le même jour. 


Liste des prisonniers
Source : Archives familiales
La raison de leur arrestation est obscure : "menées subversives" qui méritaient des sanctions. Les prisonniers étaient de tout âge, avec parmi eux des vieillards, des jeunes filles, des infirmes qui travaillaient à l'usine.


Article de journal relatant l’événement
Source : Le Havre Libre du 27 août 1985
Plusieurs fois les prisonniers croyaient être libérés le lendemain, mais ils furent conduits à Fécamp. L'attente de leur sort était terrible, ils ne savaient pas ce qu'il allait leur arriver, et craignaient à tout moment d’être emmenés pour être fusillés. Des habitants de Fécamp et du Havre se mobilisèrent pour les faire libérer. Mais les allemands disaient qu'ils étaient des terroristes et qu'ils ne voulaient pas les laisser derrière eux. En effet, le 26 août 1944 avait eu lieu la libération de Paris, et les allemands commençaient à se retirer. Heureusement leurs soutiens réussissent à obtenir un laisser passer aux prisonniers, et finalement les allemands les laissent partir.

Quelques années après avoir failli être fusillé, mon grand-père échappa à un accident d'avion. Il devait prendre un petit hydravion dans le cadre de son travail. Mais au dernier moment il décide de ne pas le prendre, et son directeur et d'autres collaborateurs partent sans lui. L'avion s’écrasa en mer et disparut, sans survivant. Mon grand-père jura de ne jamais remonter dans un avion de sa vie ! 


jeudi 25 décembre 2014

Le jeudi 25 décembre 2014 par Marine S dans    Pas encore de commentaire

Et voilà, je suis rentrée en France pour fêter Noël en famille, alors aujourd’hui je dédie ce 25 décembre à mes parents qui nous ont accueillis pour le réveillon. C'est la première fois que nous nous retrouvons tous ensemble avec mes deux soeurs, mon mari et mon futur beau frère, plus un petit nouveau qui va arriver bientôt (et qui rime avec mise à jour de l'arbre généalogique !).


Ainsi vont les familles,
Qui s'agrandissent au cours du temps
Ainsi se marient les filles
Et parents deviennent grands-parents !

Nous étions donc sept et demi, une grande première pour le plus grand plaisir de tous et qui nous a donné l'occasion de faire une photo de famille qui j’espère traversera les générations ! Bien sur, je ne pourrais vous la publier que dans 100 ans... ;)
Joyeux Noël à tous et merci à nos parents ! 



mardi 23 décembre 2014

Le mardi 23 décembre 2014 par Marine S dans ,    Pas encore de commentaire

Retour un métier d’ancêtre. Après Stanislas GOSSELIN le chapelier, je vous propose de faire connaissance avec Michel FOURNIER le maître mercier.

Michel FOURNIER est le père de Geneviève FOURNIER qui s’est mariée avec François CHOMETON au Havre en 1787, et donc le grand-père maternel de Victor Balthazard CHOMETON.

Michel Philippe FOURNIER est né au Havre le 18 septembre 1741. Il est baptisé à la Cathédrale Notre Dame. Ses parents sont Michel FOURNIER de Caen et Jeanne BOUCHARD de Cauvicourt dans le Calvados qui se sont mariés au Havre en 1736.
Michel se marie le 7 janvier 1764 à la Cathédrale Notre Dame au Havre avec Geneviève MARTEL. Ils auront 8 enfants de 1764 à 1778 tous nés au Havre. Sa profession n’est pas indiquée sur son acte de mariage. Cependant, c’est sur l’acte de mariage de sa fille que je découvre qu’il est indiqué comme étant « maître mercier ».


Mercier ambulant
Source : France Pittoresque
Le mercier était un négociant en gros qui vendait toutes sortes de marchandises. Au Moyen-Age, on disait que les merciers étaient « marchands de tout et faiseurs de rien ». Certains merciers avaient pignon sur rue, alors que d’autres étaient plutôt marchands ambulants. Pour Michel FOURNIER, l’appellation « maître » devant « mercier » m’incite à penser qu’il avait plutôt une boutique. Selon le site France Pittoresque, les maîtres merciers vendaient des dentelles, des étoffes, des soies, des galons…

Michel décède le 22 décembre 1801 au Havre. A cette époque il demeure rue de la Gaffe, c’est justement là où habitait aussi mon ancêtre Stanislas GOSSELIN, le chapelier ! Ils n’ont pas vécu à la même époque, mais cette rue du Havre était peut être une rue commerçante dédiée à la couture et l’habillement… A vérifier dans les recensements du Havre. Sur son acte de décès, la profession de Michel est boutonnier. Cela veut donc dire qu’il ne vendait pas seulement des tissus mais aussi des boutons. 
On comprend mieux d’où vient la passion de ma mère à collectionner boutons et de bobines de fils !

Liens utiles :

Petits Métiers Disparus : http://www.apophtegme.com/ROULE/METIERS/metiersdisp.htm
Métiers à Paris en 1691 par corporations : http://www.vieuxmetiers.org/paris_1691.htm
Une description très complète du métier de mercier : http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article1139

dimanche 21 décembre 2014

Le dimanche 21 décembre 2014 par Marine S dans ,    2 commentaires

Récemment, nous avons vu que le nom de jeune fille de ma mère, CHOMETON, est partagé par deux de nos ancêtres qui se sont mariés ensemble : Victor et Louise. Je vous ai déjà parlé d’André CHOMETON du côté de la branche de Victor CHOMETON, voici maintenant un autre CHOMETON côté Louise : Paul CHOMETON, qui est mon ancêtre le plus lointain sur cette branche. 

Je découvre pour la première fois son nom sur l’acte de mariage de son fils Jean en 1730 à Saint Aubin d’Appenai dans le Calvados.

Extrait de l'acte de mariage de Jean CHOMETON avec Françoise DRUGEON
Source : Archives départementales du Calvados en ligne
Il est indiqué que « les Chometon originaires de la paroisse de St Pal en l’Evêché du Puy en Auvergne et demeurant dans cette paroisse il y a plus de dix ans ». Jean est un homme veuf a son mariage, mais son premier acte de mariage ne m’apporte rien de plus sur ses parents.

Je pars donc à la recherche de Paul en Auvergne. Une rapide recherche me permet d’identifier « St Pal » comme Saint-Pal-de-Chalençon en Haute-Loire. Mais pas de trace du mariage de Paul et Jeanne là-bas. Mais Paul n’est pas mon seul CHOMETON en Haute-Loire, il y a aussi André de mon autre branche CHOMETON, qui lui est de Boisset… justement a 6 kilomètres de Saint-Pal. Bingo ! (enfin après plusieurs heures de recherches quand même…) Je retrouve l’acte de mariage de Paul le 4 juin 1689 à Boisset sur le site des Archives départementales de la Haute-Loire en ligne. Il indique qu’il est bien originaire de Saint Pal de Chalençon, et plus précisément de Montchanis.


Acte de mariage de Paul CHOMETON et Jeanne DARLES
Source : Archives départementales de la Haute-Loire en ligne
A partir de la date de cet acte de mariage, je retrouve dix enfants nés à Boisset. Je trouve ensuite l’acte de sépulture de Paul le 4 août 1708 à Boisset. Son dernier fils est né le 3 mai 1708, quelques mois avant.

Par contre, je n’ai pas encore retrouvé l’acte de baptême de Paul à Saint Pal de Chalençon… Et comme je n’ai pas connaissance des noms de ses parents, même si je le retrouvais, je ne serai pas sure a 100% que ce soit lui. Erreur de débutant, j’ai retrouvé les actes de baptêmes des enfants mais je n’ai pas enregistré leur image, je n’ai pas noté les parrains et marraines qui peuvent me donner des indices sur les parents de Paul, et je ne me souviens plus si j’avais justement fait attention à cette information lorsque je les ai consultés. En effet, à cette époque, les grands-parents sont souvent les parrains/marraines des premiers enfants d’un couple. Prochaine étape donc : rebalayer un à un les actes de baptême et retrouver les actes de mariage des enfants de Paul, mais si je ne trouve pas d’indices sur les grands-parents, je vais me retrouver coincée à Boisset en 1689…

J’ai tout de même découvert sur Internet une formidable base de données de baptêmes, mariages et sépultures pour la Haute-Loire : Généal 43.  Sur ce site, on trouve les relevés de plusieurs communes et on peut faire une recherche transversale juste par nom. J’y ai retrouvé un Paul CHOMETTON qui pourrait correspondre à mon ancêtre, car né a Saint Pal de Chalençon en 1663… mais comme je ne connais pas déjà les parents de Paul, il n’y a pas de certitude que c’est bien lui… Par contre, j’y ai retrouvé également des descendants du père d’André CHOMETON sur mon autre branche CHOMETON ! 

Le lien utile vers les relevés pour des recherches en Haute-Loire, Généal 43 :
http://bc1958.free.fr/index.php?Page=com_registres_dis.php&Act=0&apla=XX&dpla=XX

samedi 20 décembre 2014

Le samedi 20 décembre 2014 par Marine S dans , ,    1 commentaire

Il est de ces familles qui restent dans le même village pendant plusieurs siècles comme c'est le cas de la famille SOULAS du côté de mon père, et il est de ces familles que l'on retrouve dans tous les coins de France comme c'est le cas des CHOMETON du côté de ma mère.

Cela faisait longtemps que je voulais me lancer dans la cartographie de la migration des CHOMETON. J'avais commencé quelque chose sous Google Maps mais sans conviction quant au résultat. Et puis un matin, Google me propose Google Maps Engine et dans la foulée je trouve un article de Genbecle qui vante l'outil pour la cartographie généalogique et qui propose même un tutoriel. J'ai donc le plaisir de vous présenter ma première carte généalogique qui présente la migration des CHOMETON :




Des Aïeux et des Hommes a ensuite récemment écrit un article très intéressant décrivant une méthodologie pour faire une carte plus complète et plus exhaustive des migrations :
https://desaieuxetdeshommes.wordpress.com/2014/12/16/identifier-les-migrations-de-ses-ancetres/
J’espère pouvoir mettre a jour cet article lorsque je me serai familiarisée avec sa méthode.

En attendant, une question se pose : pourquoi deux familles CHOMETON sont-elles parties de leur petit village de Boisset dans la Haute-Loire pour atterrir dans un autre petit village à Saint-Aubin-d'Appenai dans l'Orne, à presque 600 kilomètres !?

La réponse un jour sur ce blog, je l’espère !

Liens utiles pour creer des cartographies :
- GenBECLE : Creer une cartographie devient vraiment facile avec Google Maps Engine Lite 
http://www.genbecle.org/creer-une-cartographie-devient-vraiment-facile-avec-google-maps-engine-lite/
Des Aïeux et des Hommes : Identifier les migrations de ses ancêtres
https://desaieuxetdeshommes.wordpress.com/2014/12/16/identifier-les-migrations-de-ses-ancetres/



jeudi 18 décembre 2014

Le jeudi 18 décembre 2014 par Marine S dans ,    1 commentaire

Il y a des couples qui nous marquent quand on fait sa généalogie. Et ce couple là a beaucoup fait marcher mon imagination. Quand j'ai commencé la généalogie, je me suis bien sûr appuyée sur les documents que ma famille possédait déjà, et notamment sur un arbre généalogique que ma grande-tante Nelly m'avait envoyé pour la branche CHOMETON du côté de ma mère et qui provenait de ce que son grand-père (mon arrière-grand-père) Eugène CHOMETON lui avait dit. 

Le couple qui figurait le plus haut dans l'arbre était le couple de grands-parents paternels d'Eugène, Victor Balthazard CHOMETON et Louise Angélique... CHOMETON ! Un couple donc avec le même patronyme, le premier de ma généalogie, de quoi imaginer une belle histoire de cousins qui se rencontrent ! 

Tout commence donc au Havre, avec la naissance de mon ancêtre, Victor Louis Napoléon CHOMETON le 24 mars 1832. Petite parenthèse, son troisième prénom Napoléon nous indique que ses parents étaient sans aucun doute de fervents admirateurs de l'Empereur. Son père, Victor Balthazard CHOMETON (1805-1870) aurait-il pu être dans l'armée napoléonienne ?

A partir de la naissance de leur fils, je retrouve le mariage des parents, Victor Balthazard et Louise Angélique, le 14 juin 1827 au Havre. Lui est charpentier et elle sans profession. Tous deux sont nés au Havre. Le père de Victor s'appelle François CHOMETON et le père de Louise s'appelle Jean-Louis CHOMETON.

Je pars alors sur les traces de François. Je retrouve son acte de mariage avec Geneviève FOURNIER le 6 décembre 1787 au Havre à la cathédrale Notre-Dame. Sur cet acte, j’apprends que François est originaire de Saint-Aubin-d’Appenai dans l’Orne et qu’il est scieur de long. Je retrouve son acte de naissance en 1756 à Saint-Aubin-d’Appenai, puis l’acte de mariage de ses parents, André CHOMETON et Françoise BOIS, en 1754 à Saint-Aubin-d’Appenai. S’ensuit la découverte d’une nouvelle destination : sur leur acte de mariage j’apprends qu’André CHOMETON est originaire de Boisset dans la Haute-Loire ! Voilà donc une famille qui vient de la Haute-Loire pour se retrouver dans l’Orne, puis au Havre. L’acte de mariage d’André me donne les noms de ses parents, Jean CHOMETON (décédé à Tiranges en Haute-Loire) et Benoite BOUTEON. Malgré mes recherches dans les registres en ligne, je n’ai pas encore pu remonter plus haut.

Passons maintenant à Jean-Louis CHOMETON, le père de Louise. Jean-Louis se marie le 18 juillet 1799 au Havre avec Jeanne LE MOINE. Sur son acte de mariage, on apprend qu’il est également né à Saint-Aubin-d’Appenai en 1771 et qu’il est comme François scieur de long ! Son père s’appelle André CHOMETON et sa mère Françoise BLAVETTE. Mon premier réflexe est de penser que son père pourrait être aussi André CHOMETON le père de François sur la branche de Victor. Mais non, André CHOMETON est né en 1735 à Saint-Aubin-d’Appenai du mariage de Jean CHOMETON et Françoise DRUGEON en 1730 à Saint-Aubin-d’Appenai. En remontant, je découvre que Jean CHOMETON est originaire de Saint-Pal-de-Chalençon en Haute-Loire. Jean est le fils de Paul CHOMETON et Jeanne DARLES. Paul est lui-même décédé en 1708 à Boisset. De nouveau je me retrouve bloquée à Boisset en Haute-Loire !

Voici le résumé de la situation :




A noter qu’André l’ancêtre de Victor est né en 1726 en Haute-Loire alors qu’André l’ancêtre de Louise est né en 1735 et ses parents se sont mariés en 1730 dans l’Orne. Il semblerait donc que, entre les deux branches, la migration ne se soit pas faite à la même génération. Du côté de Victor, c’est André qui est parti de Boisset pour Saint-Aubin-d’Appenai, sans doute vers 1750, alors que du côté de Louise, c’est Jean qui est venu s’installer dans l’Orne avant 1730.

Dans tous les cas, pour l'instant je n'ai trouvé aucun lien de parenté entre Victor et Louise, même en étant remontée jusqu'à leurs arrière-grands-parents respectifs !


mercredi 17 décembre 2014

Le mercredi 17 décembre 2014 par Marine S dans ,    Pas encore de commentaire

Quand on commence sa généalogie, on récupère de la part de sa famille des informations sur ses ancêtres qui vont peu au-delà de trois générations ascendantes. Tout ce qui s’est passé au-dessus nous est complètement inconnu. Puis quand on commence à chercher dans l’Etat civil nos premiers actes, on découvre de nouveaux noms dont on n’avait jamais entendu parler, de nouvelles régions d’origine, de nouvelles professions… Comme si on levait un voile sur tout ce qui s’est passé plus tôt, ce que nos ancêtres ont vécu mais qui n’a pas traversé les générations jusqu’à nous. Souvent, on regrette de ne pas avoir posé plus de questions à nos grands-parents à l’époque ou ils étaient encore là, qui était justement souvent l’époque à laquelle on n’avait pas l’idée de les poser ces fameuses questions. Mais parfois lors de nos découvertes, on réveille justement des souvenirs enfouis dans les mémoires.

C’est le cas lorsque j’ai retrouvé Henriette Eulalie MARIE, la femme de Philippe Gervais PITROU, et la mère d’Honorine, mon arrière-grand-mère qui n’est pas anglaise. Lorsque j’ai dit à ma mère le nom de cette ancêtre, elle a eu un déclic et m’a dit qu’en effet son père, Pierre, lui avait parlé d’Eulalie quand elle était petite. Même si je lui avais déjà posé des questions sur nos ancêtres, elle n’avait pas pensé avant à Eulalie, sans doute enfouie dans sa mémoire de petite fille !

Henriette Eulalie MARIE est née le 11 février 1811 à Lion-sur-Mer dans le Calvados, du mariage de Pierre MARIE et Marie LEFEVRE. Le 12 juillet 1832, Eulalie se marie avec Philippe PITROU au Havre. Ils auront quatre enfants de 1832 à 1840, dont Honorine en 1836. Eulalie décède au Havre le 29 janvier 1845. Honorine est encore une petite fille et a alors 9 ans. Malheureusement, Honorine, à son tour, décédera trop jeune pour parler de sa mère, qu’elle avait déjà peu connue, à ses enfants. Eugène, son fils aîné, a 2 ans lors de son décès. 

A cause de ces décès survenus trop tôt, il était plutôt improbable que la mémoire d’Eulalie traverse les générations qui la séparent de ma mère… et pourtant ! Pourquoi Eulalie a-t-elle survécu au passage d'une génération à l'autre ? Peut-être à cause de son prénom particulier ? Il y a des mystères que même un généalogiste ne peut pas résoudre...!

dimanche 14 décembre 2014

Le dimanche 14 décembre 2014 par Marine S dans    2 commentaires

Ce qui rend la généalogie passionnante, ce n’est pas tant de trouver des noms et des dates, c’est de redécouvrir les vies de nos ancêtres à travers ce qu’ils nous ont laissé, sciemment ou pas, comme traces. Mais plus on remonte dans le temps, plus il est difficile, justement, de s’appuyer sur autre chose que des noms ou des dates. Certains de nos ancêtres n’ont laissé de traces que dans leur actes de naissance, de mariage et de décès, et dans ceux de leurs enfants, et il devient alors difficile de raconter leur vie.

C’est ce dont je me suis aperçue lorsque j’ai commencé à écrire mon article sur Philippe Gervais PITROU, le père d’Honorine PITROU, mon-ancêtre-qui-n’est-pas-anglaise. Je voulais lui consacrer une semaine de mon Challenge 52 Ancêtres en 52 Semaines. Sur ma page blanche j’ai alors écrit : 

« Philippe Gervais PITROU est né le 23 septembre 1797 à Olendon dans le Calvados, du mariage de Pierre PITROU et Marie Catherine PITROU. Pierre et Marie Catherine sont cousins au troisième degré (droit canon), comme indiqué sur leur acte de mariage en 1787 à Olendon. Philippe Gervais épouse Henriette Eulalie MARIE le 12 juillet 1832 au Havre. Je leur ai retrouvé quatre enfants de 1832 à 1840 : Philippe, Rose, Honorine et Julie. Philippe décède deux ans après sa femme, le 25 décembre 1847 au Havre. »

J’ai pensé à rajouter aussi une photographie de sa signature qui montre qu’il écrivait son prénom « Gerve ».


Signature de Philippe Gervais PITROU en 1832

Voilà tout ce que j’avais et cela me paraissait un peu léger pour écrire un article entier sur Philippe Gervais. J’ai alors repensé à cet article qu’Elise d’Auprès de Nos Racines avait écrit à propos des ancêtres qu’elle appelle « les invisibles », ceux qui a priori ont peu d’informations à nous apporter et pour lesquels il est difficile de raconter la vie. Elise expose dans son article une méthodologie pour mieux cerner la vie de ce type d’ancêtre.

Inspirée par son article, j’ai commencé à établir une ligne de vie pour Philippe. Et justement mon nouveau logiciel de généalogie, Heredis, permet de visualiser les lignes de vie de manière assez pratique : 


Lignée de Philippe PITROU extraite d'Heredis

Le logiciel m’indique même des événements historiques de l’époque de Philippe.
Je me suis également documentée sur le village d’origine de Philippe, mais je n’ai pas pu consulter les recensements qui auraient pu m’apporter plus de détails sur la date de son déménagement au Havre. J’ai aussi ré-épluché ses actes d’Etat civil au cas où je n’aurais pas noté certains détails. De quoi réécrire un article un peu plus complet !

« Philippe Gervais PITROU naît donc le 23 septembre 1797, deux jours après la Victoire des Pyramides de Napoléon Bonaparte en Egypte. Philippe naît dans le Calvados à Olendon, petite commune à une trentaine de kilomètres au sud de Caen qui comptait à l’époque 340 habitants. Ses parents sont Pierre PITROU et Marie Catherine PITROU, cousins au troisième degré (droit canon), comme l'indique la dispense sur leur acte de mariage en 1787 à Olendon. Philippe est le cinquième d’une famille de neuf enfants. Pendant son enfance, Philippe vit à l’époque du premier empire. Il a six ans lorsque Napoléon est sacré empereur et 16 ans lors de sa chute en 1814.

L’évolution de la démographie montre une brusque diminution du nombre d’habitants à Olendon entre 1820 et 1830. 




Pour sa part, Philippe lui-même quitte Olendon pour Le Havre à cette époque, car je le retrouve au Havre en 1832 lorsqu’il se marie avec Henriette Eulalie MARIE le 12 juillet 1832. Henriette vient également du Calvados, de Lion-sur-Mer à vingt kilomètres au nord de Caen cette fois. Au moment de son mariage, Philippe est charpentier et habite près du quartier militaire au Havre. Egalement en 1832, le couple échappe à l’épidémie de choléra qui touche la France.

Quatre enfants naissent du mariage de Philippe avec Henriette : Philippe (1832), Rose (1833), Honorine (1836), tous trois nés au Havre, et Julie (1840) née a Lion-sur-Mer. Cinq ans plus tard, Henriette décède au Havre. Philippe décède deux ans après elle, le 25 décembre 1847 au Havre à Ingouville. Sur son acte de décès, il est toujours indiqué qu’il est charpentier, il habite alors rue Mogador dans la maison Binot. Malheureusement, Philippe n'aura pas la chance d'assister aux mariages de ses enfants.

Prochaine étape : les recensements d'Olendon et du Havre qui me permettront d'affiner la date de départ de Philippe d'Olendon au Havre, et peut-être d'avoir plus d'indices sur la raison de ce départ ! » 

Lien utile :
Elise dans Auprès de Nos Racines nous raconte comment raconter la vie d’un ancêtre « invisible », à lire ou à relire : http://www.aupresdenosracines.com/2014/05/raconter-la-vie-dun-ancetre-invisible.html

jeudi 11 décembre 2014

Le jeudi 11 décembre 2014 par Marine S dans ,    1 commentaire

Honorine PITROU est la femme de Victor CHOMETON dont je vous parlais dans mon dernier article. En fait, Honorine m’a réservé bien des surprises et est l'objet de la plus grande énigme de ma généalogie, ou la plus grande preuve qu'il ne faut pas se fier à la mémoire familiale…

Lorsque j’ai commencé la généalogie, je ne connaissais pas les parents d'Honorine, et la seule information que j’avais sur elle est qu’elle était d’origine anglaise. Sur l’arbre généalogique familial, elle apparaissait alors comme « Honorine PETREW ». 

En effet, de mémoire familiale, la famille de mon grand-père paternel a toujours eu la réputation d’être d’origine anglaise. Voici pourquoi :

- Eugène CHOMETON, le père de mon grand-père disait lui-même que sa mère Honorine était d’origine anglaise.
- Les CHOMETON ressemblaient physiquement à des anglais. Ci-dessous une photographie de mon grand-père qui, je trouve en effet, a plutôt le type anglais :


Mon grand-père et ses quatre fils
- Les CHOMETON vivaient comme des anglais : ils importaient leur nourriture d’Angleterre, ainsi que leur vaisselle, dont nous avons encore quelques pièces héritées de mon grand-père qui les tenait de ses parents.
- Ils avaient des prénoms à consonance anglaise comme certains enfants d’Eugène (Christiane Victoria, William, Richard, Rosa Georgina). 

Lorsque j’ai commencé mes recherches, je m’attendais donc à devoir expérimenter la généalogie à l’anglaise, et cela m’était une idée plutôt sympathique.

Seulement, lorsque j’ai retrouvé l’acte de mariage d’Honorine avec Victor CHOMETON, j’ai découvert que l’orthographe de son nom de famille était PITROU et non PETREW. Cela aurait pu être une francisation, mais le prénom de son père est "Philippe Gervais", un prénom bien français… Des recherches plus approfondies me montrèrent qu’il était originaire du Calvados depuis plusieurs générations… Idem pour sa mère, Henriette Eulalie MARIE, dont la famille vient également du Calvados. 


Début de l'acte de mariage entre Victor et Honorine
Source : Archives municipales du Havre
Grosse déception donc, je n’ai pas trouvé d’anglais dans la famille... La mémoire familiale et ses déboires me direz-vous… mais je ne peux pas me résoudre à croire que cette origine anglaise n’était qu'un mythe ! 



mercredi 10 décembre 2014

Le mercredi 10 décembre 2014 par Marine S dans ,    Pas encore de commentaire

Mes interrogations sur Eugène CHOMETON et la photo du soldat inconnu m'ont poussée à me pencher plus en détail sur la fratrie CHOMETON et leur père Victor CHOMETON. 

Victor Louis Napoléon Edouard CHOMETON est né le 24 mars 1832 au Havre. Il se mariera deux fois et aura un enfant entre ses deux mariages avec une troisième femme. Il décède le 11 octobre 1907 au Havre. De mémoire familiale, on raconte qu'il était un négociant en coton, et possédait des bateaux à la Compagnie Havraise Péninsulaire.

Mais je n'ai pas voulu me contenter de cela et ai donc décortiqué la vie de Victor, tout d'abord à travers les actes d'Etat civil.

Naissance de Victor en 1832

Commençons par l'acte de naissance de Victor :

Source : Archives Départementales de Seine Maritime
On y apprend que son père Victor Balthazard CHOMETON est charpentier au Havre et que sa mère Louise Angélique CHOMETON est aussi du Havre. A noter que ses parents ont le même nom de famille, cette particularité fera l'objet d'un futur article car j'ai beaucoup de choses à vous raconter à ce sujet !

Premier mariage de Victor en 1855

Je passe ensuite au premier mariage de Victor avec Emma Héloïse BOUTIGNY le 1er février 1855 au Havre. On y apprend qu'en 1855 Victor est briquetier, c'est-à-dire fabricant de briques. Le métier de son père étant charpentier en 1832 et également briquetier sur l'acte de mariage, Victor s'est sans doute dirigé comme son père vers un métier lié à la construction. En 1855, Victor vit chez ses parents au 19 rue Ventenat au Havre.

L'acte nous apprend également qu'il n'y a pas de contrat de mariage, et précise aussi que : "le futur époux faisant partie de la classe 1852 pour le Canton trois de cette ville a été exempté de service militaire, le numéro 246 qui lui été échu au tirage n'ayant pas été compris dans le contingent". Victor n'a donc pas fait de service dans l'armée active.

Naissance de quatre enfants et décès de sa première femme

Le 8 juillet 1855 naît le premier fils de Victor : Victor Edouard. A cette époque, Victor et Emma vivent au 18 rue Sainte Marie au Havre et le métier de Victor est toujours briquetier. Son deuxième enfant est une fille : Emma Héloïse née le 13 juin 1857 au Havre. Victor et Emma vivent au 75 quai Lamblardie, et Victor est indiqué comme étant concierge.

Naissent ensuite deux fils, Edouard Louis le 25 août 1862, et Georges Henri le 15 août 1865 au Havre. Mais Emma décède le 22 mars 1866 au Havre. Sur les deux actes de naissance et l'acte de décès d'Emma, il est indiqué que Victor et Emma vivent au 75 quai d'Orléans et Victor est cette fois garde-magasin.

Reconnaissance d'une fille en 1868

En continuant mon avancée dans l'Etat civil, je retrouve alors le 8 mai 1868 l'acte de reconnaissance de Gabrielle Mathilde CHOMETON née au Havre le 1er avril 1868. Victor y est toujours indiqué comme étant garde-magasin et habitant au 75 quai d'Orléans. La mère de Gabrielle s'appelle Marie MARECHAL et est ouvrière à la Manufacture des Tabacs du Havre.

Second mariage de Victor en 1868

Enfin, le 28 novembre 1868, Victor épouse Honorine PITROU au Havre. Il a 36 ans et elle en a 32. Leur acte de mariage indique que cette fois il y a eu un contrat de mariage le 27 novembre 1868 chez Me DAUSSY, notaire au Havre.


Début de l'acte de mariage entre Victor Chometon et Honorine Pitrou
Source : Archives municipales du Havre

Naissance de deux enfants et décès de sa seconde femme

Mon arrière grand-père, Eugène Louis Marius naît de leur union le 7 mai 1870. Puis une fille, Charlotte Constance Théodorine, naît le 6 mai 1872. Malheureusement, Honorine décède à son tour le 19 mai 1872, 13 jours après la naissance de leur fille. Sur ces quatre actes, Victor est toujours indiqué comme étant garde-magasin et habitant au 75 quai d'Orléans. 

Les enfants de Victor

En 1880, sur l'acte de mariage de sa fille Emma, Victor est encore garde-magasin et habite toujours quai d'Orléans. Mais en 1887, sur l'acte de mariage d'Edouard, Victor est employé de commerce et vit 4 rue Lesueur. A noter qu'Edouard épouse Rose MAILLARD, employée à la Manufacture des Tabacs, avec qui il a eu un enfant hors mariage en 1885.

Lorsque son fils Georges décède en 1891, Victor est employé de commerce. 

Eugène se marie en 1894 et Charlotte se marie en 1895. Dans les deux actes, Victor habite au 42 rue Lesueur et est employé de commerce.

Décès de Victor en 1907

Victor décède le 11 octobre 1907 au Havre, à son domicile au 36 cours de la République. Son acte de décès indique qu'il est commis. Les actes m'ont servi à bien comprendre l’évolution de la famille de Victor, mais ne m'ont donc pas indiqué grand chose de plus sur sa profession, mis à part un lien avec la Manufacture des Tabacs du Havre. 

Contrat de mariage de Victor en 1868

Je me penche alors sur le contrat de mariage entre Victor et Honorine PITROU. Celui-ci indique qu'au 27 novembre 1868 (date du contrat), Victor est le père de "quatre enfants vivants d'Emma BOUTIGNY". Il n'est pas fait mention de Gabrielle, née hors mariage, peut-être est-elle décédée entre temps ?

Victor est désigné comme employé de commerce et apporte au mariage ses habits, linge, effets à son usage, divers meubles et argent d'une valeur de 6000 Fr. Cette somme est-elle importante pour l’époque ?

Les apports d'Honorine sont listés plus précisément :

- Douze draps estimés 100 Fr
- Douze taies d'oreiller estimées 30 Fr
- Vingt quatre chemises estimées 60 Fr
- Quarante huit mouchoirs estimés 40 Fr
- Quarante huit serviettes estimées 50 Fr
- Douze camisoles estimées 20 Fr
- Six pantalons estimés 10 Fr
- Douze bonnets de nuit estimés 20 Fr
- Trente six paires de bas estimées 30 Fr
- Douze jupons estimés 50 Fr
- Dix robes estimées 80 Fr
- Trois châles estimés 30 Fr
- Divers vêtements estimés 70 Fr
- Six cuillères à café en argent estimées 40 Fr
- Divers bijoux à son usage estimés 45 Fr
Pour un total de 660 Fr

J'aime beaucoup les inventaires détaillés comme celui-ci dans les contrats de mariage, j'imagine Honorine rangeant son trousseau dans son nouveau foyer, je la vois faire briller ses cuillères en argent, et bien plier ses bonnets de nuit...

Mais ce n'est pas tout ! Honorine apporte aussi un terrain situé à Sanvic, "borné au sud par la rue ... à l'ouest par la même rue et par un passage contenant la surface de huit cent vingt cinq mètres carrés sept centièmes". Malheureusement, je n'arrive pas a lire le nom de la rue sur le contrat, je n'ai qu'une photo sur laquelle le nom est malheureusement dans la pliure ! Je publie à tout hasard l'extrait du contrat avec le nom de la rue entouré en vert en haut à droite... C'est le moment d'utiliser vos cours de paléographie :)


Extrait du contrat de mariage de Victor Chometon et Honorine Pitrou
Source : Archives départementales de Seine Maritime

A la lecture du contrat, j'ai donc l'impression que Victor et Honorine ont une situation aisée. Mais rien ne me parle de la Compagnie Havraise Péninsulaire.

Recherches peu fructueuses donc sur le plan professionnel... Il me faudra aller plus loin aux Archives municipales du Havre pour espérer en savoir plus sur la vie professionnelle de Victor. Reste à savoir par ou commencer !


Une petite bibliographie pour terminer :

  • Un lien vers plus d'informations sur la Manufacture des Tabacs du Havre : http://lehavredavant.canalblog.com/archives/2009/03/29/13185845.html
  • Le site des Archives du Havre : http://archives.lehavre.fr/ sur lequel la recherche dans la base de données en ligne ne m'a rien donné.
  • A lire : Le Havre colonial de 1880 à 1960 par Claude Malon

dimanche 7 décembre 2014

Le dimanche 7 décembre 2014 par Marine S dans , , ,    Pas encore de commentaire

En février, j'ai réalisé un petit exercice sur la photographie d'un soldat inconnu qui pouvait être celle de mon arrière grand-père Eugène CHOMETON. Avant d'aller plus loin, je vous invite à le relire ici : http://blog.dans-les-branches.fr/2014/02/52-ancestors-6-eugene-chometon.html

En effet, j'espère que vous ne m'en voudrez pas, mais je vais devoir me repencher sur Eugène CHOMETON dans le cadre de 52 Ancestors in 52 Weeks... J'ai mis la main sur une nouvelle photographie dont il ne fait aucun doute que cette fois-ci c'est bien Eugène ! Grâce à sa fiche matricule, j'avais déterminé qu'il avait fait partie de la 5ème Compagnie de Cavaliers de Remonte. L'uniforme sur la photographie ci-dessous et le numéro 5 sur le col me confirment donc que je suis en présence de la photographie d'Eugène que je cherchais !

Eugène CHOMETON vers 1892

Dans mon précédent article, j'avais beaucoup insisté sur la parcours militaire d'Eugène avant son mariage. Donc aujourd'hui je vais me pencher un peu plus précisément sur sa vie après son mariage avec Rachel GOSSELIN.

Eugène épouse Rachel le 30 mars 1894 au Havre. Ils auront 10 enfants de 1895 à 1912 :

- Sarah Gabrielle
- Christiane Victoria
- Georges Victor
- Francis Gabriel
- Robert Francis
- William Eugène
- Richard Stanislas
- Victor Richard
- Pierre Hubert
- Rosa Georgina

Les deux filles aînées d'Eugène rencontrèrent des soldats américains lors de la Première Guerre Mondiale et se marièrent au Havre dans les années 1920. Elles suivirent ensuite leurs maris aux Etats-Unis. Rosa partit également aux Etats-Unis. Elle fut notamment steward en 1937 sur le Champlain puis sur le Normandie qui faisaient la traversée entre Le Havre et New York.
Quant aux garçons, Francis, William et Richard n'atteignirent pas l'âge adulte. Je n'ai pas connu Georges, mais je me souviens de Robert, Victor et mon grand-père Pierre.

Mais revenons à Eugène. Voici ce que j'ai entendu dire sur lui de mémoire familiale :

Eugène était négociant en coton et s'est enrichi ainsi. Il aimait beaucoup chasser et pêcher. Avant la crise, il avait une maison au Hanouard avec 200 ha de chasse quand il y avait encore du gibier, 200 m de pêche entre Cany et Yvetot, près de la Durdent. Il avait une cave de 300 à 400 bouteilles en permanence, il faisait venir de grosses barriques. 
Son demi-frère, Louis, serait d'ailleurs enterré au cimetière du Hanouard. 
La maison a été vendue et est aujourd'hui un restaurant, Le Champêtre, 11 route de la vallée au Hanouard.


Restaurant Le Champêtre, ancienne maison d'Eugène
Source : www.lechampetre.fr 
En faisant des recherches sur la maison, j'ai également retrouvé une carte postale ancienne qui indique qu'elle a été la propriété de E. LEFEBVRE, sans doute avant d'être achetée par Eugène :


Source : http://gghsm.forumpro.fr/t10248-doudeville-le-hanouard-poree-constantin
Eugène possédait également un voilier, "Le Francis", prénommé ainsi sans doute à cause de son 4ème enfant Francis, décédé à 1 an.

Mais en 1929, l'entreprise fit faillite lors du crack boursier. Contrairement à d'autres négociants, Eugène vendit tous ses biens pour payer ses ouvriers et ses créanciers.
Ce fut la fin de l'âge d'or pour la famille CHOMETON... 

Voilà ce que j'ai pu récolter oralement sur Eugène qui décède le 1er décembre 1964 au Havre. Aujourd'hui, j'aimerais pouvoir retrouver des traces du commerce d'Eugène, sans doute aux Archives du Havre... de longues et passionnantes recherches en perspective !